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  sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive.

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Sebrian couple
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MessageSujet: sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive. Ven 18 Mar - 12:04

Whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive.
ADRIAN & SEBASTIAN

J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable. Je n'ai trouvé que ma main pour poser sur ton épaule, attendant que les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle. J'ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine, aucune formule magique parmi ces mots qui saignent, je n'ai trouvé que ma présence pour t'aider à souffrir. J'ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé, il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser. Pourtant les saisons s'enchaineront saluant ta patience. En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance. Tu ne seras plus jamais le même mais dans le ciel dès demain, son étoile t'éclairera pour te montrer le chemin. ✻✻✻ Confortablement posé sur le banc d'un parc, Adrian observe les courbes viriles qui se balancent devant ses yeux. Il les détaille sans éprouver la moindre gêne, dans le seul but de repérer le plus beau mâle du parc. Certains s'adonnent à une marche en compagnie d'un membre de leur entourage, sont préoccupés par la conversation qu'ils tentent d'animer. D'autres jouissent d'un moment de répit pour se détendre avec un bon livre, somme ou de la musique. Adrian, lui, se concentre plutôt sur ces hommes qui effectuent leur jogging quotidien, se laisse déconcentrer par les torses musclés dénudés. Pour une fois, il n'a pas l'intention de s'en mettre un sous la dent, mais plutôt de le présenter à une personne qui est particulièrement dans le besoin. Il n'en sélectionne pas un au hasard, il prend le temps d'étudier leurs anatomies pour que le privilégié soit en adéquation avec les goûts de son ami. Il les toise chacun leur tour, leur lance des regards bestiaux pour les attirer vers lui et déceler leur plausible sensibilité vis-à-vis de la gente masculine. Une fois la victime auprès de lui, il ne tarde pas à le charmer et à placer son ami plus qu'il n'est nécessaire dans la conversation. Il s'applique à exécuter son éloge, sans négliger la moindre de ses qualités. Il les met toutes impeccablement en avant, notamment son désir d'une relation sérieuse ainsi que son sentimentalisme qui semble éblouir le jeune sportif. Tandis que les deux bavardent sur l'ami encore absent, les doigts d'Adrian brandissent un crayon gris et s'agitent avec ardeur contre une feuille blanche. Rien de plus passionnant que dessiner un tel modèle, même s'il devient barbant avec ses mots tendres servant d'argumentation pour son point de vue sur l'amour. Il ressemble à celui de Sebastian, ainsi Adrian se met à sourire en se faisant la réflexion qu'il a effectué une bonne pèche aujourd'hui.

L'homme se lève finalement pour reprendre son jogging, au moment où Adrian traçait son dernier trait. Il n'a pas envisagé une seule seconde de le retenir pour qu'il s'adresse directement à son ami, tout simplement car il est attaché à cette sortie quotidienne en sa compagnie. Pas question de l'apercevoir s'envoler pour qu'il retrouve un autre homme. Il souhaite qu'il se change les idées et s'éprenne d'un autre que Zachary, mais lui ne doit jamais en payer les frais ou être contraint de se priver de son amitié. Lorsqu'il aperçoit finalement Sebastian de loin, après plusieurs minutes à remanier son dessin, il se redresse pour l'accueillir à bras ouverts. Il glisse une main au milieu de son dos en guise de bonjour et pose un baiser furtif contre sa tempe. Il ne lui accorde qu'un demi-câlin mais ce signe d'affection en étonnerait plus d'un s'ils pouvaient assister à cette scène. Adrian n'est pas quelqu'un de tendre, il n'apprécie pas particulièrement les démonstrations d'affection, encore moins en public, et l'écarte de sa vie du mieux qu'il le peut. Seulement Sebastian a toujours été une exception. Il s'assoit à nouveau sur le banc et lui remet le dessin entre les mains sans ne plus attendre. En général, Adrian s'applique dans des personnages de bandes dessinées et dessine que très rarement de véritables portraits. Il se sentait pourtant obligé de se perfectionner, dans le but que son ami puisse profiter de la vue et se laisse enivrer par cet homme torse-nu qui laisse deviner un physique avantageux. « Qu'est-ce que tu en penses ? » Il ignore si son interrogation se penche plutôt vers le dessin ou le modèle en lui-même, alors il décide d'ajouter certaines informations pour le pousser à le contempler davantage. « Baisable pas vrai ? Il est très intéressé par toi et j'ai obtenu son numéro. » Il lui accorde un clin d’œil amusé, totalement fier de lui. Comme s'il venait d'accomplir l'action la plus merveilleuse qui soit sous le nom de l'amitié. Il garde la tête tournée pour apercevoir Sebastian et mène son enquête sur un point qui n'est pas vraiment un mystère pour lui. Il veut seulement l'entendre avouer la gêne occasionnée par la présence d'un certain individu, il veut entendre son agacement et ce qu'il a sur le cœur. « Pourquoi tu ne voulais pas que je m'incruste chez toi, au fait ? » Pas qu'il exclut l'idée du parc, mais il apprécie s'isoler dans l'appartement de son ami... enfin, il aimait bien.

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Sebrian couple
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MessageSujet: Re: sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive. Ven 18 Mar - 12:10

Whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive.
ADRIAN & SEBASTIAN

La situation était de plus en plus tendue dans l’appartement qu’il partageait avec Zachary. Il faut dire qu’il y avait eu du changement dans leur relation qui ne venait nullement en rien amoindrir le chaos de leur relation. C’était pire qu’auparavant. Dans un instant de folie, de frustration totale, ils avaient de nouveau partagé un corps à corps torride, luxuriant et particulièrement grisant. Sebastian en était encore chamboulé. Tout son être se souvenait du toucher de cette peau contre la sienne, l’embrasement dont il avait été prisonnier tandis que son corps tout entier se livrait à une communion délirante vers des contrées presque lointaines, mais jamais oubliées. Il avait redécouvert le plaisir de la chair dans sa plus belle forme bien que différente de celui qu’il avait connu avec cet homme. Ce souvenir marquait sa chair au fer rouge et chaque nuit, chaque seconde qui s’écoulait, ravivait cette brulure au creux de ses reins. Il devenait fou. Lui qui pensait s’en défaire, se rendait compte qu’il se trouvait de nouveau enliser dans cette passion débordante que son cœur avait pour cet homme et il se refusait de le ressentir à nouveau. Il ne devait pas flancher. Jamais plus, il ne voulait revivre cette tourmente dans laquelle il se trouvait prisonnier, encore aujourd’hui. Adrian allait être furax. Il en était certain. Depuis le début, il avait été contre cette idée. Il le lui avait dit assez froidement sur le coup, bien qu’en tâchant d’y mettre les formes. Cela lui ferait plus de mal que de bien. Dieu seul savait qu’il avait raison. Sur le moment, il n’avait pensé qu’à son besoin primaire de satisfaire une pulsion déraisonnée, mais désormais, il vivait un véritable enfer. Il était perdu et il était fort à parier que cela ne changerait pas d’aussitôt tant Zachary avait identifié son point faible : lui.

Il se méprisait d’être aussi faible face à ce corps qui le faisait fantasmer, ravivait l’étincelle de sa créativité. Il avait recommencé à peindre, à dessiner, ses sens encore enivrés de toute cette fougue et de cet érotisme qui s’étaient dégagés de leur étreinte délirante. C’était aussi incroyable que désarmant. Quoi qu’il en soit, il avait besoin de prendre l’air, s’aérer l’esprit. Il avait pensé à prendre contact avec Felix, un escort-boy qu’il voyait quelque fois pour discuter, fuir toute cette tension dans des instants coupés du monde. Seulement, Adrian avait voulu le voir. Il n’avait pu résister à sa proposition. Adrian était une personne précieuse pour le peindre. Il était comme un frère à ses yeux. Il était celui qui ne l’avait jamais quitté durant ces trois dernières années. Celui qui se tenait là, droit, immuable dans le temps. Celui avec des paroles dures, mais généralement justes, qui reflétaient la réalité. Il lui devait énormément et il devait reconnaitre que sa présence était toujours apaisante et rassurante. Il était la seule personne en qui il pouvait avoir totalement confiance, à qui il pouvait donner sa vie sans craindre qu’il ne le trahisse. Jamais, il n’agirait contre son intérêt et son affection était totale pour cet homme. Seulement, il avait besoin de le voir autre part que chez lui pour diverses raisons, mais la principale était qu’il perdait pied chez lui. Il avait besoin d’autre chose et quoi de mieux que le parc pour tenter de reprendre ses esprits. Ce fut donc avec plaisir qu’il marcha jusqu’au parc où il s’était donné rendez-vous. Après une dizaine minute de marche, il finit par le trouver au point de rendez-vous habituel, assit sur un banc. Il semblait concentré sur une de ses œuvres. Après tout, n’était-ce pas leur passion pour le dessin qui les avait rapprochés lors de leur enfance ? Cette pensée le fit sourire alors qu’il sentait le regard de son meilleur ami se perdre dans le sien.

Il vint lui sourire alors qu’il se rapprochait de lui. Il le salua et accepta l’étreinte de son ami qui le fit sourire bien que légère. Il savait son ami peu expressif par nature. Les marques d’affection n’étaient pas son genre, mais il savait que ce simple geste équivalait une étreinte puissante. Il le vit s’asseoir de nouveau sur le banc pour lui tendre l’ouvrage qu’il était en train de peaufiner. Dans un sourire, Sebastian vint le prendre, ravi de pouvoir admirer de nouveau le trait de crayon de son ami. Peut-être était-ce un de ses prochains projets de BD ? Son regard se posa sur ledit ouvrage avec étonnement. Ce n’était pas un dessin comme les autres. C’était un portrait à première vue. Son meilleur ami s’essayerait-il à un nouveau style ? D’autant plus qu’il lui demandait son avis. Le coup de crayon était précis, fluide, très véridique. Il était surpris par la maitrise de son ami, mais la suite de sa question le dérouta de nouveau. Il le fixa avec surprise. C’était tout à fait le genre d’Adrian. Cela le fit lever les yeux au ciel alors qu’il venait sourire pour s’asseoir à ses côtés. « Idiot ! » dit-il avec affection alors qu’il venait faiblement rire. « Il est très séduisant, baisable si tu préfères ? » Sa voix était légèrement gênée bien que son regard se faisait brillant de douceur. « Je ne te savais pas doué dans les portraits. Il est très réussi si le modèle est semblable au dessin. » Il le taquina en venant lui lancer un clin d’œil. Toute la tension qu’il ressentait sur ses épaules avait disparue. C’était vraiment reposant d’être avec lui. Pourtant malgré la légèreté de ce début de rencontre, son ami vint tout de suite appuyer sur le point qui semblait légèrement agacer son ami : son exclusion plus ou moins forcée de son appartement.

Sebastian se pinça la lèvre en venant masser doucement sa nuque. « Tu le sais, non ? » Il savait qu’Adrian ne portait pas Zachary dans son cœur. Il savait même qu’il l’avait frappé lorsque Zachary avait tenté de venir le voir à l’hôpital. « Si je peux éviter que tu le tues… » Ironisa-t-il avec douceur en venant lui sourire. « Je sais que tu aimes bien venir à la maison, mais c’est compliqué en ce moment. J’avais besoin de prendre l’air. » Avoua-t-il en venant inspirer profondément. « J’ai recouché avec lui. » Il lâchait la bombe. Il fit une pause. « Je sais, tu m’avais prévenu… » Reconnut-il avec douceur. « J’ai perdu mon sang froid. J’avais trop envie de coucher avec lui, c’était un besoin bestial, primaire, incontrôlable. » Il se massa la nuque en venant plonger son regard dans le sien. « J’ai grave merdé, je sais, mais rassure-toi, je ne compte pas me remettre avec lui. » Tenta-t-il de se justifier alors qu’il venait rajouter. « Seulement, je l’ai dans la peau, c’est un fait et je me sens complètement acculé, désarmé par ce que je ressens. J’étouffe. J’ai besoin de m’aérer l’esprit. Peut-être que voir, baiser un autre homme me permettrait de me changer les idées. » Sa voix était faible. Peut-être que l’idée de son meilleur ami n’était pas mauvaise. Lui-même commençait sérieusement à y penser. Peut-être préférait-il plus le sexe avec les hommes et que Zachary n’était pas le seul à pouvoir lui offrir cette extase si brulante ? Après tout, il était le seul homme avec qui il avait couché…


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MessageSujet: Re: sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive. Ven 18 Mar - 12:10

Whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive.
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J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable. Je n'ai trouvé que ma main pour poser sur ton épaule, attendant que les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle. J'ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine, aucune formule magique parmi ces mots qui saignent, je n'ai trouvé que ma présence pour t'aider à souffrir. J'ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé, il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser. Pourtant les saisons s'enchaineront saluant ta patience. En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance. Tu ne seras plus jamais le même mais dans le ciel dès demain, son étoile t'éclairera pour te montrer le chemin. ✻✻✻ Adrian n'est pas un homme qui élabore des stratégies pour les autres en règle générale, il les développe dans son crâne uniquement si ça lui apporte certains bénéfices. Il accomplit pourtant cette tâche pour un autre individu que lui, s'applique pour obtenir le résultat espéré. Son meilleur ami a besoin de lui, il en prend conscience, alors il tente du mieux possible d'être présent pour lui. Il n'est pas un homme de paroles qui va se risquer à déblatérer des mots sans queue ni tête dans le but de le consoler, il agit plutôt par l'action. Il ne possède pas de véritable talent pour épauler quelqu'un, il peut seulement prêter de l'attention à son affliction et lui désigner le meilleur chemin à emprunter. Indirectement, le fait d'attirer son propre meilleur ami vers un autre homme que Zachary a un impact considérable sur son existence à lui aussi. Il ne peut plus considérer son appartement comme son refuge, doit contrôler sa rage chaque fois qu'il croise son regard, il doit supporter la souffrance de la personne la plus importante pour lui sans pouvoir dire ou faire quoi que ce soit. Il refuse d'admettre son impuissance ou que son ami se laisse abattre. Alors il prend les initiatives à sa place et il le pousse au mieux à tirer un trait définitif sur son passé, notamment sur son histoire avec ce lâche.

Sebastian est séduisant, mais pas un séducteur. Toute la différence repose dans cette contradiction. Aux yeux d'Adrian, il gaspille son potentiel pour un homme qui n'en vaut pas la peine. Il ne l'incite pas à aller de l'avant et vers les autres par plaisir, toutefois il est convaincu que c'est l'alternative à envisager si son ami souhaite se dépêtrer une bonne fois pour toutes de ses sentiments étouffants. Sebastian a besoin d'être poussé vers l'avant, alors Adrian sera toujours là pour exercer une pression au niveau de son dos, nécessaire à son envol. Enfermé dans sa bulle nostalgique, son ami reste aveuglé et ne remarque plus les éventualités qui se présentent à lui. Alors Adrian ne cesse de les mettre en avant, de lui relever les plaisirs de la vie, mais sans résultats apparents. Pourtant il ne recule devant rien et n'est pas prêt d'abandonner, jamais il ne le laissera à la dérive sans intervenir. « Très séduisant si tu préfères, tant que tu as l'intention de le baiser, il rétorque en esquissant un sourire amusé sur ses lèvres. » Son intention n'est pas de l'emmener vers la pente du sexe pur et dur, seulement de lui faire comprendre que rencontrer d'autres hommes ne pourra qu'être bénéfique pour son bien-être. « Je dois avouer qu'il ne ressemble pas totalement à l'original, mais sa beauté est plutôt représentative. Je t'assure, je t'ai mis sur un bon coup. » Adrian se réjouit de la joie partagée entre les deux, de cette complicité qui les lie sans cesse. Il sait que son ami éloigne ses tracas chaque fois qu'il se tient en sa compagnie, mais c'est tout à fait réciproque pour le blond. Il peut discuter librement, être celui qu'il souhaite – un mari infidèle, entre autres. Sebastian n'est pas là pour le pointer du doigt en lui déclarant qu'il n'adopte pas le comportement promis envers sa femme, alors Adrian sent qu'il a le droit d'évoquer son désir pour d'autres gens sans que ça entraîne de répercussions. C'est si étouffant de se sentir jugé au quotidien, même si Adrian s'en contrefout de l'avis des autres, que trouver une certaine légèreté avec Sebastian ne peut que lui apporter un peu de gaieté dans sa vie morne.

Pourtant, il sait pertinemment qu'à certains moments, l'euphorie doit laisser place au malheur, aux confessions et aux conversations plus sérieuses. Adrian voit dans le regard de son ami qu'il n'est pas heureux alors il est contraint d'orienter le sujet de conversation vers ce qui lui pèse sur le cœur. Il s'apprêtait probablement à tourner autour du pot, à feindre un bonheur qui reste méconnu. Adrian refuse de jouer la comédie alors il lui rend la tâche moins complexe en les plaçant directement dans le contexte désastreux. « Oui, il répond simplement avec franchise, ne lui dévoile pas le fait qu'il souhaitait seulement lui rendre service en l'invitant immédiatement à se confier. Je ne peux rien te promettre. » Il hausse les épaules comme si un meurtre n'avait aucune importance pour lui, étire tout de même ses lèvres pour un sourire malicieux et répondre à sa plaisanterie. Adrian est capable de tout, et pourrait commettre des erreurs irréparables "par accident". « Ce ne serait pas compliqué si ta bonté n'était pas aussi excessive. Il n'a pas sa place dans ton appartement, tremblement de terre ou non, et il serait temps d'ouvrir les yeux là-dessus. Lui offrir l'hospitalité est le meilleur moyen pour perdre la tête une nouvelle fois, et pourtant, il me semble que c'est justement ce que tu voulais éviter. » Adrian ne le juge absolument pas, même s'il ne comprend pas toujours son meilleur ami – comme lui ne doit pas totalement accepter cette infidélité. Il fait preuve d'une honnêteté qui touche profondément son entourage de temps à autre, seulement ce n'est clairement pas son intention, encore moins avec Sebastian. Il exprime seulement ce qui lui vient instinctivement en tête, ne prend pas chaque fois le temps de réfléchir à ses propos. Il donne des explications en étant accompagné de ce ton assez hargneux, qui donne l'impression qu'il est dépassé par les événements, mais aussi agacé la plupart du temps.

Adrian écoute attentivement son ami, ne comptait pas lui couper la parole, jusqu'à ce qu'il lui avoue ce dont il se sent coupable. Avoir couché avec Zachary, celui qu'il est censé repousser. « Non tu n'as pas... ? » Fait ça. Ses yeux s'agrandissent sous le coup de la surprise, sa bouche s’entrouvre légèrement. Il n'a pas le temps de finir sa phrase et d'exploser que son meilleur ami poursuit sur sa lancée. Bouche bée, l'air surpris et irrité, Adrian observe son ami tandis qu'il évacue ses pensées négatives. « Un besoin bestial, primaire, incontrôlable ? Dis donc, tu t'améliores ! C'est un bon début, seb, faut seulement trouver la personne adéquate pour une baise torride dorénavant. » Il l'encourage tout de même, reprend des propos qui l'étonnent au plus haut point, ironise la situation. Si seulement il avait effectué cette partie de jambes en l'air avec un autre gars, Adrian l'aurait probablement félicité et serait empli de fierté. « Baise-le bien profond ce connard surtout ! » Ses traits sont déformés par cette animosité qui le prend jusqu'aux tripes chaque fois que Zachary est évoqué. Une remarque à la Adrian, pas si étonnante et prononcée avec une colère noire. « Ouais tu as merdé, seulement c'était prévisible. Je te connais, je m'y attendais. Malgré tous les efforts fournis pour empêcher que ce genre d'événements se réalise, je savais pertinemment que tu n'en ferais qu'à ta tête... enfin qu'à ta queue, tu es un homme après tout. Et que tu y goûterais à nouveau. » Le plus emmerdant dans cette histoire, c'est admettre son impuissance. Il ne peut rien changer à leur histoire, rien entreprendre pour recoller les morceaux de son cœur brisé. Adrien fait du mieux qu'il peut, seulement il remarque chaque jour à quel point ses efforts sont inutiles. Il aurait beau donner des coups à Zachary, ce type restera accroché coûte que coûte. Il aura beau raisonner son meilleur ami, ce dernier fera toujours parler son cœur en dernier. Alors Adrian doit le laisser s'engloutir dans une bulle destructrice en se disant qu'il n'a pas les armes essentielles pour le sauver du gouffre. « Il ne manquerait plus que ça. Tu n'as pas intérêt sinon je te zigouille. Ce serait la plus grande erreur, même connerie, de ta vie. » Il est sincère, prononce des mots qu'il pense réellement. Zachary n'a pas été à la hauteur de leur amour, a été un lâche stupide et il ne devrait pas obtenir le mérite de regagner une place dans sa vie aussi facilement. Même tout court, il devrait le dégager de manière définitive. Le ton du blond est assez autoritaire, intransigeant, mais il n'est pas un mâle dominant pour rien. Ce n'est pas la première fois qu'il se positionne au-dessus de son meilleur ami. Pas pour être le plus fort, seulement par habitude, et parce qu'il faut parfois une intonation froide pour que les gens nous entendent et s'exécutent.

Adrian doit contrôler son exaspération, néanmoins quand il aperçoit autant de douleur et de perplexité, il est incapable de rester calme. Il aimerait tellement avoir la chance de cogner son poing contre la figure de ce con, tellement pouvoir le secouer et le voir s'envoler. Pour le moment, il ne fait attention qu'à cet être qui lui apporte tant au quotidien et à qui il doit écoute, compréhension et protection. Définitivement. « Fais-toi la réflexion que c'est ton premier. Pour les sentimentaux comme toi, un premier ne s'oublie pas, alors il te restera toujours collé à la peau. Tu ne pourras pas t'en dépêtrer, tu garderas de lui un souvenir à la fois amer et doux. Mais pour ça, pour qu'il ne soit justement qu'un souvenir, il faut que tu lui donnes la place à laquelle il appartient, autrement dit au passé. » Il voudrait tant qu'il ouvre les yeux, qu'il réalise que Zachary n'est pas un homme pour lui. Il l'était, certes, mais l'affliction provoquée par son absence ainsi que sa lâcheté ne devraient pas lui donner de l'importance. Adrian est dégoûté, blasé, exténué, mais il persiste à croire que son ami ne replongera pas. Il s'entête ainsi à lui éclaircir les idées, à le pousser vers les autres, à lui faire oublier Zachary. « Tu sais Seb, tu n'observes pas suffisamment autour de toi. Tu es focalisé sur Zachary depuis des années sans remarquer toutes les autres possibilités qui s'offrent à toi. Tu devrais effectivement profiter de cette occasion pour t'ouvrir à elles, parce qu'il y a plein de types qui voudraient être avec un homme comme toi. Tu ne remarques même pas tous ceux qui te matent dans la rue, moi je les aperçois tous ces regards envieux. Mais tu ne leur donnes pas leurs chances, tu restes obnubilé par un crétin lâche qui ne mérite absolument pas cet attachement que tu lui portes. » Il tente d'emprunter une voix suffisamment tendre pour ne pas le brusquer, pour lui faire comprendre en douceur. Mais ce n'est pas sa spécialité à Adrian, lui il aime cogner généralement. « Je me serais bien proposé comme candidat, mais ça me semble inapproprié. » Il lui envoie un second clin d’œil, se met même à rire. Il est fier de sa plaisanterie, comme toujours. « Tu sais quoi ? On devrait partir de cette ville de merde pour gagner une plage paradisiaque durant une semaine, mater tous les beaux mâles du coin et se les taper. » Une idée survenue de nulle part, qui vient de lui traverser l'esprit à l'instant. « Tiens, tente avec lui d'accord ? Tu n'as rien à perdre de toute façon. Change-toi les idées, baise, profite. Et qu'il aille se faire foutre ce Zachary. » Il lui tend le papier sur lequel est noté le numéro de téléphone du modèle, en espérant de tout cœur qu'il en fera bon usage et qu'il n'atterrira pas parmi les ordures. « Ah et si tu veux, tu peux venir loger à la maison. Je trouve ce procédé stupide, mais si tu n'oses pas le virer et que c'est le seul moyen pour que tu te décontractes... Enfin attends-toi à subir des crises de couple, elle est chiante en ce moment. » Sa femme, elle n'a pas de nom, pas d'humanité non plus à ses yeux. Il prévient seulement, propose une alternative pour qu'il sache une nouvelle fois qu'il sera toujours présent, quoi qu'il advienne.

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MessageSujet: Re: sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive. Ven 18 Mar - 12:14

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Être auprès d’Adrian était une bouffée d’oxygène. Cela avait toujours été le cas. Adrian dégageait cette assurance qu’il n’avait pas. Sebastian avait toujours été quelqu’un de rêveur, idéaliste. Le genre de garçon qu’on pouvait facilement se moquer à l’adolescence, mais il avait été épargné par cette méchanceté gratuite. Il le devait avant tout à sa beauté et sa douceur. Il avait toujours été apprécié par ses camarades et son entourage. Le cœur sur la main, de nature calme et respectueuse, il ne cherchait que le bon dans chaque être, qu’importe si on lui disait qu’il avait des airs de bonne mère de famille. C’était autant sa force que sa faiblesse. Il en avait conscience. Certains appréciaient, d’autres en abusaient, d’autres détestaient cette facette. Adrian était un mélange de ces trois facettes. Cela ne le dérangeait pas. Il avait toujours été là quand il avait besoin d’un soutien et malgré ses paroles durent, il savait choisir les bons mots pour l’aider à avancer. C’était le cas présentement. Il lui montrait une porte de sortie possible de cet éternel questionnement dans lequel il était prisonnier. Son acte pouvait paraitre étrange, un peu indiscret, mais Sebastian ne s’attachait pas à ce genre de détail. Il connaissait Adrian et c’était tout à fait son style. Cela l’avait amusé et il n’avait pas manqué de le taquiner, avant de répondre à sa question. Le jeune homme sur le portrait était séduisant, baisable s’il préférait l’usage de son vocabulaire. Une réponse qui vint amuser son meilleur ami. Il vit un sourire s’esquissait sur ses lèvres viriles. Comme il le voulait tant qu’il avait l’intention de se le faire. Cette remarque espiègle le fit sourire. « Idiot ! » Il le pensait affectueusement tandis qu’il le complimentait sur son coup de crayon. Il ne l’imaginait pas si doué dans l’art des portraits. Il reconnut que le dessin ne ressemblait pas totalement à l’original, mais sa beauté était plutôt représentative de ce qu’il avait vu. Il l’avait mis sur un bon coup. Sebastian n’en doutait pas. Il connaissait bien Adrian pour savoir qu’il n’agissait que dans son intérêt. C’était d’ailleurs la seule personne qui était prêt à de nombreuses choses pour le soutenir. Il avait pu voir cela à l’œuvre et il lui en était très reconnaissant. Il leva les yeux au ciel avant que le sujet ne dérive sur quelque chose de plus sérieux. Les raisons de leur présence dans ce parc et non chez lui.

Adrian était au courant. Après tout, il n’avait pu lui cacher la réapparition de Zachary dans sa vie. De ce fait, il savait pourquoi il avait préféré le rejoindre ici. Il le reconnut sans aucune gêne, avec franchise. Il voulait surtout éviter qu’il ne le tue, sachant parfaitement que leur dernière entrevue s’était soldée par un coup de poing dans la mâchoire alors qu’il était plongé dans le coma. D’autant plus qu’Adrian lui faisait pas qu’il ne pouvait rien lui promettre à ce sujet en haussant les épaules. Son regard était malicieux tout comme son sourire. Il savait qu’il plaisantait à moitié. Sebastian avait vu son côté violent être mis en œuvre de nombreuses fois, sans pouvoir l’éviter ou la contenir trop longtemps. C’était une facette de son ami et la seule chose qu’il espérait, c’était que cette dernière n’était pas souvent titillée au point de passer en action. Surtout qu’il était capable de tout lorsque ce côté sombre de sa personnalité faisait surface. Quoi qu’il en soit, il ne pouvait que s’excuser de ne pas être en mesure de l’accueillir chez lui. D’autant plus qu’il avait besoin de prendre l’air. Selon son ami, c’était compliqué à cause de sa bonté excessive. Zachary n’avait pas sa place dans son appartement, qu’importe s’il se trouvait à la rue. Il serait temps qu’il ouvre les yeux sur la réalité. Des paroles franches, simples, mais percutantes. Il se pinça la lèvre. Il savait les propos de son ami juste. Il avait raison dans une certaine mesure. En l’accueillant chez lui, il avait choisi le meilleur moyen de prendre la tête une nouvelle fois et il lui semblait que c’était justement ce qu’il voulait éviter. « Je sais… » Souffla-t-il dans une toute petite voix en inspirant profondément. Il avait le cœur lourd, fébrile face à cette pensée. « Je me suis laissé submerger par l’émotion. Je n’ai pas pu le laisser à la rue, démuni comme il l’était… » Il se pinça la lèvre en glissant sa main derrière sa nuque. Il tentait de se justifier, mais il savait que cela aurait dû n’être que temporaire. Hors cela faisait deux mois et toute cette pression sexuelle avait fini par exploser. Il avait couché avec lui. L’exclamation vive de son ami lui indiquait clairement qu’il était surpris, irrité. Il avait perdu son sang-froid, avait couché avec lui, mais il était clair qu’il ne se remettrait pas avec lui. Cela avait juste été un besoin bestial, primaire et incontrôlable qui lui avait fait perdre tout contrôle. Selon son ami, c’était un bon début pour un changement, sauf qu’il avait besoin de trouver la personne adéquate pour une baise torride. Zachary ne l’était pas de son point de vue. Du sien, c’était une autre histoire.

Il pouvait sentir dans la voix de son ami, toute l’animosité qu’il avait pour cet homme. Il avait merdé, c’était une évidence, mais c’était prévisible. Il s’y était attendu puisqu’il le connaissait. Il savait qu’il n’en ferait qu’à sa tête – ou du moins qu’à sa queue -, car il était un homme, et ce, malgré tous les efforts fournis pour empêcher tout cela. Il savait qu’il avait manqué de contrôle. Seulement, il ne pouvait pas rester aveugle. Il avait Zachary dans la peau et il se sentait complètement désarmé face à tout cela. Il étouffait face à tout cela. Adrian lui interdisait de se remettre avec lui, cela serait la plus grande connerie de toute sa vie. Sa voix était autoritaire, intransigeante. Il savait que son ami refuserait toute contradiction à ce sujet. Il n’en avait nulle envie. Il pensait la même chose. Certes, il avait été faible, ses sentiments se trouvaient intactes, son cœur et son âme quant à eux ne pouvaient oublier ce qu’il avait fait, la douleur qu’il avait infligé à son cœur. Selon son ami, il devait se dire que Zachary était son premier. Pour les sentimentaux tels que lui, un premier amour ne s’oubliait pas et il lui resterait toujours collé à la peau. Il ne pourra pas s’en dépêtrer, il gardera de lui un souvenir à la fois doux et amer. Mais pour cela, il fallait qu’il lui donne la place qu’il devait avoir, celle d’un souvenir du passé. Des mots justes, qui se trouvaient légitimes, vrais. Des paroles qui rendirent son cœur tremblant dans sa poitrine, chamboulait par ces propos qui lui faisaient tout aussi mal que du bien. Selon son ami, il n’observait pas suffisamment autour de lui. Il était focalisé sur Zachary depuis des années sans prendre conscience qu’il y avait d’autres opportunités qui s’offraient à lui. Il devait effectivement profiter de cette occasion pour s’ouvrir à elles, parce qu’il y avait plein d’hommes qui voudraient être avec une personne comme lui. Il ne faisait pas attention à ceux qui le matent dans la rue. Lui, il le savait, mais il ne leur donnait pas leurs chances, car il restait obnubilé par un crétin lâche qui ne méritait pas son attachement. Sebastian écoutait attentivement son meilleur ami, le cœur chamboulé par ces révélations. Il avait raison. Il se serait bien proposé comme candidat, mais cela semblait inapproprié. Cette remarque le fit rire tendrement alors qu’il venait se pincer la lèvre, bouleversé par ses révélations.

La suite de ses paroles le firent rire de plus beau de façon décontractée. Il ne fit aucun commentaire, prit le morceau de papier et le dessin qu’il vint lui tendre. Il n’avait rien à perdre de toute façon selon lui. Alors il n’avait qu’à se changer les idées, de baiser et profiter. Son geste se fit machinalement tandis que son regard se posait sur le numéro en question. Son expression se fit plus sérieuse. Adrian lui proposa de venir loger à la maison. C’était idiot, mais s’il n’osait pas le virer et que c’était le seul moyen pour qu’il se décontracte, il pouvait venir. Il allait devoir s’attendre à des crises de couples, car sa femme était chiante. Il laissa son regard retrouver celui de son ami. « Merci… » Souffla-t-il avec douceur dans un fin sourire. Il inspira profondément en venant se caller plus profondément dans le banc. « Tu as sans doute raison… » Ajouta-t-il dans un ton ferme, presque lunatique. « Je ferai mieux de tirer un trait totalement sur Zachary… » N’avait-il pas essayé de le faire au cours de ses trois dernières années ? Ne s’était-il pas engagé dans des relations sérieuses pour tenter de sortir de ce sentiment qui l’acculait avec tant de force ? Sa gorge était enrouée par des sanglots qu’il s’efforçait de contenir. « Je vais tenter d’avancer, prendre l’air. Comment ? Je ne sais pas encore… » Il vint lui sourire doucement. Il leva le morceau de papier. « Je vais tenter d’y réfléchir. En ce moment, c’est encore le merdier dans ma tête pour que je me jette tête baissée dans d’autant plus de soucis, mais ne t’inquiète pas, j’ai bien compris tout ce que tu m’as dit. » Il lui offrit un faible sourire dans un regard doux. « Il faut que je rapprenne à aller de l’avant. Je ne ferai que foncer dans le mur si je m’imagine que je pourrais reconstruire quelque chose avec lui. » Oui, il irait droit dans le mur. « Merci pour ta proposition. Je pense profiter un peu de ton hospitalité à un moment, mais je te tiendrai au courant. D’ailleurs, cela va toujours aussi mal avec elle ? » Demanda-t-il avec douceur. « Je me suis toujours demandé, pourquoi n’as-tu jamais demandé le divorce ? » C’était une question indiscrète. Il le savait, mais il l’avait posé. Bien qu’Adrian fût capable de lire en lui comme un livre ouvert, le contraire était plus complexe. Adrian cachait toujours ses sentiments. Ce qu’il ne lui avait jamais reproché. Il l’aimait tel qu’il était et c’était justement ce mystère qui l’avait toujours intrigué chez son ami. Il n’était pas obligé d’y répondre, mais il apprécierait qu’il s’ouvre à lui à son tour. Si jamais, il pouvait l’aider, sait-on jamais… histoire qu’il lui donne au change…

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MessageSujet: Re: sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive. Ven 18 Mar - 12:14

Whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive.
ADRIAN & SEBASTIAN

J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable. Je n'ai trouvé que ma main pour poser sur ton épaule, attendant que les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle. J'ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine, aucune formule magique parmi ces mots qui saignent, je n'ai trouvé que ma présence pour t'aider à souffrir. J'ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé, il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser. Pourtant les saisons s'enchaineront saluant ta patience. En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance. Tu ne seras plus jamais le même mais dans le ciel dès demain, son étoile t'éclairera pour te montrer le chemin. ✻✻✻ Dans son existence monotone, Adrian ne peut que compter sur cet être qui l'illumine chaque jour. Sebastian n'est pas un ami insignifiant, il a précisément une place considérable dans son cœur autant que son existence, seulement il est incapable de l'admettre. A ses yeux, tenir à lui de manière aussi poussée relève de la faiblesse. Il ne devrait pas lui accorder autant d'importance et d'intérêt, lui offrir certains privilèges que personne ne serait capable de détenir. Il lui en veut, au fond de lui, d'avoir su conquérir ce cœur si dur, si froid, d'une facilité déconcertante et de lui avoir jeté un sort pour l'éternité. Cette amitié, il la sait incassable, alors il sait pertinemment qu'il sera toujours auprès de lui encore un très bon bout de temps. Il est plus attaché qu'il ne l'aurait voulu, mais il lui fait remarquer par des moyens divers et variés. Jamais par de mots simples qui pourraient perturber le petit cœur mou de son meilleur ami, il se contente d'être protecteur ou un conseiller fidèle pour tenter de le pousser vers un bonheur encore inexistant. Il lui offre même une complicité qu'il ne permet généralement pas, histoire de lui rendre le sourire envolé, disparu. Adrian ferait n'importe quoi pour combler le vide qu'il éprouve, pour lui apporter la dose de joie dont il aurait besoin, seulement il est impuissant face à cet état de tristesse. Il parvient certaines fois à déclencher son rire, néanmoins il disparaît aussi vite qu'il est apparu, et le cœur d'Adrian se serre alors instinctivement. Il voudrait tellement qu'il soit pleinement heureux, qu'il retrouve les éléments essentiels pour sa survie – l'amour, par exemple, même s'il est contre ce sentiment dépourvu de sens. Il le taquine ainsi avec le qualitatif utilisé pour déterminer la beauté du modèle, joue à l'idiot pour apercevoir ne serait-ce qu'un peu de gaieté sur son visage. Sebastian plaisante également, rétorque simplement en employant le mot « idiot », devant lequel Adrian n'a pas la capacité de rester impassible. Ses traits laissent deviner un sentiment d'euphorie, de soulagement. Cet adjectif apparaît dans la plupart de ses messages téléphoniques ; une utilisation récurrente face à laquelle il se surprend fréquemment à sourire.

Le cœur brisé ne tarde pas à faire son apparition, puisque son propriétaire explose et lâche tout ce qu'il ressent. Au sujet de Zachary, notamment. « Ton problème, c'est que tu es trop sensible et empathique. Au lieu de te concentrer sur le fait qu'il soit démuni et ait besoin de ton aide, penche-toi plutôt vers l'irritation que tu éprouves à son égard. Tu verras, ça te paraîtra tout de suite moins difficile de le virer de chez toi. Et si vraiment tu as besoin, moi je peux m'en occuper. » Il aurait voulu nommer ce sentiment par le mot haine, mais il n'est pas certain que ce soit véridique. Il ignore exactement ce qui l'anime, ce qu'il éprouve lorsqu'il se perd dans les yeux de ce connard ; un mélange d'amour et d'animosité ? Du désir ? Adrian est curieux, mais cette fois il n'a pas envie de connaître la réponse. Ça l'ennuie déjà profondément que ce type soit encore dans leurs discussions après trois ans de séparation. Il prend sur lui, le conseille avec autant de précision qu'il le peut, mais il aimerait lui hurler que cet homme n'en vaut pas la peine. Ne mérite pas sa souffrance, ses doutes, son tiraillement entre deux extrêmes. Sebastian est comme ça, il ne peut rien y faire c'est définitif. Alors il écoute et se tait, poursuit comme un véritable ami doit le faire. « Non, j'ai raison. » Son assurance peut lui faire défaut de temps à autre, toutefois il ne pourra jamais admettre se tromper dans une pareille situation. Il ne voit pas meilleur conseil que s'éloigner totalement de Zachary, de l'oublier et le retirer de sa vie devenue affligeante par sa propre faute. « Oui, je pense que c'est la bonne manière d'agir. Je crois même que ce serait préférable pour toi, parce que tu mérites mieux qu'un gars qui saccage ta vie. » Il l'encourage, le place dans la bonne voie, celle de l'oubli et de la quête du bonheur. « En sortant avec moi dans les bars. En rencontrant du nouveau monde. En t'inscrivant sur des sites internet s'il le faut. En téléphonant à des prostitués, pourquoi pas, soyons fous ! il propose en caressant légèrement les cheveux nichés au-dessus de sa nuque d'un geste amical, pour qu'il saisisse le fait qu'il est bel et bien présent pour lui. »

Sa relation avec son épouse survient naturellement dans la conversation, même s'il estime qu'elle n'y a pas sa place. « Question sexe, ça n'a pas changé, c'est toujours aussi bon, il annonce, un sourire aux lèvres, afin de dissimuler ce qu'il ressent réellement. » Adrian déteste s'exprimer, il n'en a pas l'habitude. Il n'en prendra certainement jamais goût, puisque ça le met mal à l'aise, mais il a appris à devoir le faire de temps à autre avec Sebastian. Parle-lui bon sang, il est là pour ça. Ouvre-toi, offre le bout de toi qu'il mérite. Il se répète souvent ces mots pour rendre ses confidences plus accessibles, plus simples à entreprendre. Alors il tourne la tête vers lui pour l'observer un instant, quitte le masque du macho infidèle sans frustration pour laisser place au véritable Adrian, celui qui est effrayé, qui doute et qui ne sait jamais comment s'y prendre. Au Adrian auquel seul Sebastian a le droit. « Enfin elle a recommencé avec ses envies d'être mère, c'est épuisant à gérer. Je peux comprendre mais avoir un sale môme, ce n'est pas trop dans mes priorités. Et vu que c'est une garce et qu'elle serait capable de jouer la rebelle en arrêtant la pilule, je suis assez malin pour refoutre un préservatif. Mais du coup, tu t'imagines bien qu'elle se pose des questions, parce que c'est chiant une nana, ça pose trop de questions. Lui dire que je ne veux pas de gosses et que je ne lui fais pas confiance, je crois que ça l'anéantirait, et je n'ai pas que ça à foutre de la ramasser à la petite cuillère. » Il peut paraître méchant ou sadique, ce qu'il est par ailleurs, mais Sebastian n'en sera pas étonné. Il connaît la frustration qu'il ressent vis-à-vis de son mariage, il sait un minimum ce qu'il se passe dans son esprit, comment il fonctionne. Et quant au blond, il a conscience qu'il peut lui confier n'importe quoi, c'est pour cette raison qu'il ne lésine pas sur les mots employés. « Parce qu'elle est ma femme, elle n'est pas censée appartenir à un autre type. Et elle a un corps de déesse, faut l'avouer. On n'en trouve pas deux comme elle. » Il reconnaît sa singularité, son authenticité. Il n'a jamais douté de sa beauté, de son corps de fée. Il ne l'aurait jamais aimée, ni même épousée, si ce n'était pas le cas. Pourtant, quelque chose bloque et a tout réduit à néant, certainement l'infidélité d'Adrian qui a entraîné sa jalousie et a tout saccagé. Il ne reste plus d'amour, il n'y que la baise qui les unie, et des espoirs nichés dans la tête de sa femme.

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MessageSujet: Re: sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive. Ven 18 Mar - 12:19

Whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive.
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Parfois il enviait le caractère sec de son meilleur ami. Seulement, il était loin de prendre les choses de façon aussi détachée qu’il ne le faisait. Son ami le savait et il ne manquait pas de lui faire remarquer. Oui, il était trop sensible et empathique. Que pouvait-il faire contre sa nature ? L’idée de laisser quelqu’un dans un trou sans lui tendre la main lui faisait horreur. Cela ne faisait pas partie de lui, ni même de son éducation. Ses parents lui avaient inculqué des valeurs très humaines et il n’était pas du genre à comprendre comment on pouvait prendre plaisir à faire du mal à autrui. Ce qui rendait sa relation avec son meilleur ami d’autant plus contre nature, tant tous les opposaient. Il ne se voyait pas le virer de chez lui, qui demeurait encore officiellement leur appartement. Zachary avait honoré sa partie du prêt jusqu’au bout. De ce fait, il était tout autant propriétaire des lieux qu’il ne l’était. Bien sûr, ce n’était qu’un argument parmi tant d’autres. L’idée le répugnait. Il n’en avait pas envie, ne s’en sentait même pas la force de le faire. « Peut-être, mais ce n’est pas son comportement qui pose problème. C’est juste moi, qui n’avance pas. Je ne vais pas le mettre à la rue, car je suis incapable de lui pardonner et que ça me pèse. » Il souffla, sachant que cela allait irriter son ami. « Je vais lui demander où il en est de ses recherches d’appartement avant d’arriver à une telle alternative, mais merci pour la proposition… » Ce n’était pas un non catégorique. Il réfléchirait à sa proposition, le cas échéant.

La suite de la conversation ne se fit pas plus agréable pour Sebastian. Pourtant, il devait bien reconnaitre qu’il avait peut-être raison. Le ton catégorique de son ami ne put que se faire d’autant plus tranchant. Il devait tirer un trait sur sa relation avec son premier amour. Cette idée était douloureuse, mais il avait trop attendu. Il écouta son ami en silence. C'était plus facile à dire qu’à faire. Cela faisait trois ans qu’il essayait vraiment d’effacer Zachary de sa vie. Peut-être devait-il apprendre à vivre sans cet homme. Il avait passé six ans de sa vie entremêlée à celle du mannequin. Ils avaient été si fusionnels que la rupture, rompre ce lien ne pouvait qu’être effrayant et douloureux. Pourtant, il devait essayer s’il désirait s’en sortir. Adrian lui proposait de sortir avec lui dans les bars, rencontrer de nouvelles personnes ou en s’inscrivant sur des sites internet s’il le fallait. Pourquoi pas ? Se lança-t-il à lui-même alors qu’il sentait faiblement les doigts de son meilleur ami sur les cheveux situés près de sa nuque. Une marque d’affection rare de la part de son ami qui le fit sourire doucement. Il allait y réfléchir. Cela demandait beaucoup de changement dans sa vie et il ne voulait pas foncer pour prendre le risque de perdre cette partie de lui qui se trouvait intacte auprès de son meilleur ami. Quoi qu’il en soit, il avait bien cerné le message et le remerciait de sa patience au travers de ses mots.

En attendant, il ne disait pas non à sa proposition de venir dormir chez lui, même si sa femme était particulièrement jalouse de leur relation. C’était d’ailleurs complexe la relation qu’il avait avec la femme de son ami. D’abord amis, leur relation s’était détériorée lorsqu’il avait manqué de passer l’arme à gauche. En effet, c’était la même période où leur mariage commençait à battre de l’aile. Sans doute avait-elle été jalouse de voir son ami à ses côtés, plutôt que de faire des efforts pour tenter d’améliorer la situation de leur couple ? Il ne le saurait jamais. La réponse l’importait peu. Il n’avait pas spécialement envie de connaitre ses raisons, mais il l’était plus de celle de son ami, qui gardait tout en lui. C’est pour cela qu’il lui tendait la perche. Il n’était pas sûr qu’il ne la saisisse et ne s’en offusquerait pas, même s’il avait bien pu être une oreille attentive pour son ami. Après quelques longues secondes de silence, durant lesquelles il semblait lutter. Il lui avoua qu’au lit, c’était toujours aussi bon que par le passé. C’était brut de décoffrage, en accord avec son ami. Pourtant, après une légère pause, Adrian vint chercher son regard. Il cracha le morceau à son tour. Elle avait de nouveau envie d’être mère et c’était épuisant à gérer. Ce désir était naturel, mais avoir un môme, ce n’était pas dans ses priorités.

Leur relation était tendue, car l’un comme l’autre suspectait l’autre de faire le con. Elle de le prendre en traite en arrêtant la pilule et lui en remettant des préservatifs. Ce n’était même pas la peine d’imaginer d’être franc avec elle, car cela l’anéantirait et il n’avait pas que ça à faire de la ramasser à la petite culière. C’était assez froid dit, ainsi, mais connaissant Adrian, il n’était pas du genre à faire dans la finesse quand une situation l’irritait passablement. Il en avait fait souvent les frais. Seulement, malgré cela, il était attaché à elle à sa façon. Elle était sa femme et lui appartenait, en plus d’avoir un corps de rêve. Il n’en trouverait pas deux comme elle. Il pouvait bien voir que cette situation frustrait son meilleur ami. Son regard plongé dans le sien, il ne vint dire mot, hochant simplement la tête pour lui faire comprendre qu’il avait bien saisi la situation. Que pouvait-il répondre à cela ? Il inspira calmement. « C’est compliqué en effet. Cela me fait toujours autant halluciné qu’elle n’est pas encore foutue de comprendre comment tu fonctionnes… » Sa voix s’était faite plus amère qu’il ne l’avait voulu. On pouvait sentir dans le ton de sa voix qu’il ne portait aucune affection à cette jeune femme. « Si j’étais toi, dis-lui que tu ne veux pas de mômes et que si elle tombe enceinte accidentellement, tu la quittes. » Il fit une pause. « Cela la forcera à se tenir à carreaux et voir ce qu’elle préfère. Vu votre relation, avoir un gosse serait du pur suicide. Quel équilibre peut-elle donner à un enfant alors que votre couple n’est plus que baise et dispute ? » Sa voix s’était faite plus dure. Pas contre elle, ni contre lui, mais plus à l’idée de voir un gosse naitre et vivre dans un tel chaos. Avoir un gosse dans de telles conditions était une pure folie et bien trop de femmes avaient tendance à privilégier ça comme un moyen de mettre un terme à une période de doute dans sa vie de couple. Comme si un gosse pouvait tout résoudre. « Elle s’en remettra, comme elle supporte bien que tu ailles baiser à droite et à gauche. » Il haussa les épaules. Après tout, n’était-ce pas vrai ? Elle acceptait la vie que lui proposait Adrian alors qu’elle l’assume jusqu’au bout en prenant conscience qu’il ne voulait pas de gosses.

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MessageSujet: Re: sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive. Ven 18 Mar - 12:20

Whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive.
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J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable. Je n'ai trouvé que ma main pour poser sur ton épaule, attendant que les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle. J'ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine, aucune formule magique parmi ces mots qui saignent, je n'ai trouvé que ma présence pour t'aider à souffrir. J'ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé, il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser. Pourtant les saisons s'enchaineront saluant ta patience. En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance. Tu ne seras plus jamais le même mais dans le ciel dès demain, son étoile t'éclairera pour te montrer le chemin. ✻✻✻ Adrian ne comprend pas le concept de la sensibilité, ni le fait que nos actions puissent dépendre de nos propres sentiments. Il fonctionne par sa raison, laisse rarement l'amour le guider dans son existence - encore faut-il qu'il en ressente. Il ne tolère pas que son ami se fasse autant piétiner par un être qui serait plutôt digne de son indifférence. Il ne saisit pas que la nostalgie et des sentiments enfouis parlent pour lui, qu'il est incapable de le mettre à la porte par bienveillance et à cause de ces moments agréables qu'ils ont vécus. Adrian est largement opposé à son meilleur ami, ce qui n'est pas mauvais en soit, sauf quand il doit faire face à de l'incompréhension, ce qui l'irrite à tous les coups. « Si justement ! Il souhaite ton bonheur pas vrai ? C'est sans aucun doute ce qu'il te prétend. Alors tu as le droit de le virer en lui expliquant à quel point il est nocif pour ton bien-être. Tu ne peux simplement pas obtenir l'épanouissement souhaité s'il ne dégage pas de cet foutu appartement. Tu ne peux pas oublier quelqu'un qui est constamment autour de toi. » Adrian a des idées bien arrêtées sur le sujet Zachary. Il exècre cet homme tout entier, pour la souffrance infligée, l'utilisation de sa faiblesse actuelle et son obsession à reconquérir son ami. Il est incapable de le voir sans s'énerver, incapable d'entendre parler de lui sans grogner. Il ne le supporte pas, mais il soutient encore moins l'altruisme de Sebastian. « T'es sérieux ou tu te fiches de moi ? A ses recherches d'appartement ? Parce que tu crois sincèrement qu'il cherche actuellement ? Non mais tu lui offres l'occasion rêvée de te reconquérir, une place bien au chaud auprès de toi, tu lui donnes aucune source de motivation pour se trouver une autre alternative. » A défaut de maîtrise de soi, il se contente d'être au moins clair vis-à-vis de son point de vue. Il ne sait pas garder son calme, toutefois il essaie vainement d'ouvrir les yeux à son ami.

Adrian poursuit sur sa lancée en tentant du mieux qu'il peut de lui faire passer un message. Repousser ce connard, l'éloigner au mieux de son existence pour se concentrer sur des individus qui en valent la peine. Son meilleur ami semble avoir saisi le fond du problème, les solutions qui s'offrent à lui. Il ne rebondit pas, le remercie seulement pour la patience dont il fait preuve. Adrian espère seulement qu'il a l'infime intention de modifier son comportement, de réduire à néant le dernier lien qui l'attache à Zachary pour pouvoir non seulement tourner entièrement la page, mais surtout reprendre sur de nouvelles bases. Il est essentiel qu'ils échangent leurs adieux pour pouvoir retrouver un semblant de bonheur. Adrian est dans l'impossibilité d'entreprendre ces efforts pour lui, mais s'il avait pu, il est évident qu'il les aurait faits. Il se contente d'être un ami fidèle, attentif et de le conseiller en lui présentant certaines pistes qu'il n'osait pas nécessairement explorer. Il a désormais les cartes en mains pour améliorer sa situation et tenter de se sortir du gouffre. Adrian peut être la source de sa motivation, celui qui le guide et l'entraîne sur la bonne voie, toutefois il est totalement impuissant face à son cas. Il supporte de moins en moins de ne pouvoir en faire davantage, il aimerait lui imposer sa conception de la vie, tabasser son ancien petit-ami à mort pour qu'il soit délivré de ce poids. Les lois lui interdisent pourtant, il doit se contenter de lire la souffrance de son ami dans son regard sans avoir la chance d'intervenir plus en profondeur. Le laisser crever au fond de cet abîme en lui tendant tout de même la main pour se montrer présent.

Le sujet de conversation dérive vers Adrian et son couple entretenu avec Camélia, ce qu'il déteste en règle générale. Il ne tient pas à parler de lui, pourtant il se lance et s'exprime sur des facteurs d'angoisse. « L'amour rend aveugle, c'est bien connu. L'espoir aussi je crois bien. Laisse-la rêver, ça me va très bien ainsi. » Plus elle est inconsciente de leur situation, plus il la gardera auprès d'elle. C'est aussi simple que cela. « Tu es astucieux toi. Raisonnable et lucide, il commente doucement en le regardant dans les yeux. Pourquoi je ne t'ai pas épousé, déjà ? il poursuit en prenant le sujet à la rigolade, comme toujours. » Adrian déteste tellement évoquer ses soucis personnels qu'il les détourne la plupart du temps, par le biais de l'humour. Ce n'est pas pour autant qu'il ne retient pas tout ce que Sebastian vient de lui annoncer ou conseiller. Au contraire, chacune des possibilités mise en avant est gardée précieusement dans un coin de sa tête. « Elle n'a pas tellement le choix d'accepter en vérité. Mais je n'ai pas envie qu'elle me quitte, tu sais... il l'admet car il est question de Sebastian, qu'il n'a pas peur de confier cette peur, pourtant il change rapidement de sujet : Regarde-moi ce beau mâle, à ta droite. Mh, je me le ferai bien. » Le regard fixé vers ce corps d'athlète, il admire ses courbes sans gêne en s'humectant les lèvres. Un vrai prédateur qui compte chasser pour dévorer sa cible ce soir. « Ne bouge pas. » Sans jeter de regard à Sebastian, il continue de s'attarder sur cet homme viril puis avance vers lui sans le lâcher des yeux. Une technique qui semble porter ses fruits puisque ce dernier ne pense pas à le repousser, plutôt à le séduire à son tour. Quelques mots prononcés, numéros échangés. Tellement facile pour Adrian. Il revient auprès de son ami au bout de deux minutes, s'assoit à nouveau sur le banc puis reprend la parole avec un large sourire : « Ne t'inquiète pas, ce n'est pas un numéro que je compte te donner cette fois. » Trop canon pour l'offrir à son ami. Adrian est égoïste, il compte profiter de ce corps comme bon lui semble, il ne pense plus à l'intérêt de Sebastian. Sans doute trop musclé pour lui de toute façon... c'est l'excuse qu'il se donne, en tout cas. « Une gaufre au nutella, ça pourrait te faire plaisir ? Avec un chocolat chaud ? il l'interroge en tournant la tête vers lui, un sourire enfantin sur les lèvres. » Rien de mieux que du chocolat pour soulager les peines de cœur et remonter le moral.

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L'amour est la plus naturelle et la plus violente de toutes les passions ; elle peut, selon le caractère de celui qui en éprouve les atteintes, mener aux plus grandes choses comme aux plus horribles ; elle se compose, comme toutes les autres passions, de peines et de jouissances, mais dans un cœur qui sait la régler, les dernières l'emporteront toujours.



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MessageSujet: Re: sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive. Ven 18 Mar - 12:21

Whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive.
ADRIAN & SEBASTIAN

S’il y a avait bien un sujet sur lequel ils n’étaient pas d’accord, il s’agissait de Zachary. Ils avaient deux avis contradictoires qui ne pouvaient que se heurter au caractère de l’autre. Sebastian trouvait parfois Adrian dur dans ses propos, dans ses actions. Indirectement, il n’était pas toujours d’accord avec lui, mais ne disait mot pour la bonne et simple raison qu’il connaissait les raisons d’une telle haine. Adrian en voulait à Zachary de l’avoir abandonné, de lui avoir laissé un meilleur ami détruit, qui en plus avait manqué de quitter sa vie de façon définitive. Il savait que cette crainte l’avait rendu particulièrement fou, qu’il n’avait pas quitté un instant son chevet durant ces quelques jours qu’avait durés son coma. Il n’avait pas hésité à refaire le portrait à Zachary lorsqu’il était venu le voir, aurait été capable de lui faire bouffer la poussière si des personnes n’étaient pas intervenues pour le retenir, calmer le lion en lui. Sebastian avait un avis moins tranché sur le sujet, plus clément même s’il n’était pas en mesure de lui refaire confiance. Son regard était biaisé par les sentiments qu’il avait toujours pour cet homme, même si cette situation le rendait dingue. Seulement, il n’était pas aussi certain que Zachary cherchait à le malmener de la sorte. Après tout, il avait été celui qui l’avait accueilli chez lui. C’était sa décision, même s’il avait été sot de croire que ça pourrait lui permettre d’aller mieux, qu’il pourrait affronter cela, la tête haute. C’est pour cela qu’il vint écouter les propos de son ami sans un mot. Il y avait une part de vérité dans ce qu’il disait, voyait bien que cela irritait son meilleur ami, comme toujours.

Au fond, il n’avait rien à rajouter à ses propos. S’il lui disait qu’il n’était pas d’accord, il allait recevoir sa colère, son exaspération de nouveau et il ne voulait pas de cela. Affirmer qu’il avait totalement raison ne ferait qu’aller en totale inéquation avec ce qu’il pensait. Le silence était plus prudent, d’autant plus qu’Adrian était déterminé à lui faire entendre raison. Ce qu’il fit après réflexion. Il ne pouvait nier que son ami avait raison sur de nombreux points. Il allait tenter de reprendre son destin en main en tâchant de s’ouvrir à de nouvelles expériences. Du moins, il allait essayer. De ce fait, leur conversation vint prendre un autre chemin lorsqu’il lui posa franchement une question sur le couple qu’il formait avec Camelia. Il savait le couple de son ami battre de l’aile depuis trois ans. La coïncidence avait voulu que ça tombe à la même période où Zachary l’avait quitté. Autant dire que Camélia avait rapidement fait l’amalgame entre sa situation et leur problème de couple, au point d’en faire son ennemi public numéro un sans aucune concession. Une situation qu’il avait fini par accepter, mais qui n’avait de cesse de l’agacer. D’un sentiment d’affection sincère, une animosité réciproque s’était installée entre ceux qui s’appréciaient par le passé. De ce fait, son regard biaisé par la vision de son ami, mais aussi de son ressenti personnel, il ne pouvait qu’être dur avec elle. Le fait qu’elle désire un gosse coute que coute alors que cela ne rendrait pas dans ses désirs, le fait de peut-être le mettre devant le fait accompli, l’irritait au plus haut point. Il détestait cela, méprisait lorsqu’une femme considérait qu’un enfant pourrait sauver son mal-être et son couple par la même occasion. C’était un caprice insensé, qui le mettait hors de lui.

Pourtant, il s’efforça d’avoir un avis juste dans ses propos pour l’aider à y voir plus clair, même si sa femme ne le connaissait pas vraiment. Indirectement, il savait qu’Adrian ne cherchait pas à ce qu’elle le comprenne dans sa façon d’être. Il le perçut dans ses mots même s’il en avait conscience sans cela. Il vint le complimentait sur sa vision des choses, ne porta aucun commentaire sur ce qu’il venait de dire, se contentant de plaisanter. Cela le fit sourire en levant les yeux au ciel. Cependant, il finit par lui avouer qu’elle n’avait pas tellement le choix d’accepter en réalité, mais il n’avait pas non plus envie qu’elle le quitte. Sebastian ne dit mot, vint accueillir l’information dans un fin sourire compatissant. Il n’avait pas de doute sur ses paroles, sa crainte de la voir le quitter. Adrian en était dépendant, comme à beaucoup de choses : le sexe notamment. Il le fit d’ailleurs s’éclipser pour séduire un bel homme, ne fit aucun commentaire à ce propos tellement habitué à cette scène. Il l’observa faire, se demandant sincèrement si Adrian était heureux de la vie qu’il menait. Il préféra chasser cette pensée de son esprit. Cela n’avait pas d’importance, tant qu’il se sentait bien à ses côtés, tant qu’il pouvait le distraire et l’amusait, cela lui convenait. Il le laissa faire sa petite affaire en venant regarder le portrait qu’il avait fait d’un jeune homme avant de retrouver son ami. Sa remarque le fit rire de bon cœur en secouant la tête dans une expression dépitée. « Je n’en espérais pas moins de ta part. Tu vas en faire ton quatre heures, j’en suis sûr. » Il en était tellement habitué qu’il pouvait en plaisanter. C’était d’ailleurs surprenant qu’il accepte cette façon de vivre qui était totalement en inéquation avec sa vision de voir les choses. La raison était simple : c’était Adrian et qu’importe sa façon de vivre, son comportement, il l’accepterait sans le juger, ni même le trahir. Il l’aimait tel qu’il l’était et c’est tout ce qui importait vraiment tant il lui devait énormément de choses : notamment la vie. « Pourquoi pas ! » Dit-il avec un sourire et regard enfantin en réponse à son ami. « Je meurs de faim et tu as besoin de te creuser l’appétit pour dévorer autre chose tout à l’heure. » Il vint lui donner une petite tape sur le ventre en lui faisant un clin d’œil complice avant de se lever. Il s’étira les membres, légèrement tendu et à la fois soulagé par leur conversation. Il avait assez parlé de choses sérieuses. Il était temps pour eux de s’amuser et fuir leurs soucis, comme ils en avaient l’habitude.

-- FIN --
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sebastian (+) whenever this world is cruel to me I got you to help me forgive.

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